Nos avis d’Octobre 2026

Projet de l’organisation du département Conseil et Soutien Individuels de la Direction de l’Action Sociale.
Nous sommes consultés sur le projet de l’organisation du département Conseil et Soutien Individuels de la Direction de l’Action Sociale.
Vous nous avez présenté le bilan des actions menées depuis 2024 afin de réduire le délai de traitement des dossiers en renforçant les équipes en recrutant des conseillers, en recourant au prestataire; en créant un pool de formateurs relais et une base de données One note et IA assistant.
SUD SOLIDAIRES note que vous avez tenu compte de nos inquiétudes exprimées lors des CSE de juillet et décembre 2025.
Selon vous, le nouveau projet d’organisation répond à un besoin d’anticiper les enjeux du COM 2027 2030 de la fédération et l’arrivée prochaine de nouvelles technologies (CRM communautaire, nouvel outil de gestion de l’action sociale Prévoyance).
En priorisant l’activité Ecoute Conseil Orientation, certaines activités liées à la Demande d’Intervention Sociale seront amenées à être transférées voire disparaitre en employant le CRC, en utilisant la GED de la retraite pour optimiser le traitement des demandes et en recourant aux prestataires.
La mutualisation des fonds et la polyvalence des compétences permettraient, selon vous, aux salariés de mieux gérer et anticiper les flux et atteindre les objectifs.
A cet effet, vous prévoyez une montée en compétence des salariés en les formant et les accompagnant.
Nous craignons que les salariés voient cette transformation de leur métier comme une perte de certaines de leurs compétences.
A cela s’ajoute le changement de managers pour 14 collaborateurs dans le but de rapprocher les équipes et l’encadrement.
SUD SOLIDAIRES restera vigilant sur la qualité de l’accompagnement des salariés et des risques psychosociaux que cela pourraient engendrer. Considérant la trajectoire amorcée par cette réorganisation qui nous semble mener à terme à un appauvrissement des activités concernées, nous rendons un avis défavorable.
évolution de l’organisation de la Direction juridique, fiscale et conformité
Nous sommes consultés sur un projet d’évolution de l’organisation de la Direction juridique, fiscale et conformité
SUD observe plusieurs points de vigilance qui ne sont pas suffisamment traités dans la présentation :
- Le silence sur la charge de travail : La Direction affirme que « la charge de travail n’augmentera pas » et pourrait même diminuer grâce aux échanges. SUD considère cette affirmation comme peu crédible dans le contexte. Toute intégration d’une nouvelle entité, avec de nouveaux outils, de nouvelles attentes et une culture d’entreprise différente, génère inévitablement une charge cognitive et organisationnelle au moins temporaire.
- L’absence de formation systématisée : SUD estime risqué de ne pas formaliser et prévoir un plan de formation pour les managers. La méconnaissance des spécificités Domitys peut mener à un sentiment d’abandon des collaborateurs concernés et entraîner une baisse de l’acceptabilité de ce changement.
Position de SUD Solidaires
Face à un projet qui risque de brouiller les repères hiérarchiques et d’alourdir la charge mentale des équipes juridiques par une complexification organisationnelle, SUD Solidaires émet un avis DÉFAVORABLE assorti des réserves suivantes :
- Garantie d’un accompagnement individuel : Mise en place d’entretiens individuels pour chaque collaborateur concerné par un changement de rattachement, afin de valider son adhésion et d’identifier d’éventuels besoins spécifiques.
- Plan de formation obligatoire : Organisation de séquences de formation pour les managers sur les spécificités sociales et juridiques d’AEGIDE Domitys, et pour les collaborateurs Domitys sur les nouveaux outils et processus du Groupe (Contrapass, etc.), avant toute bascule effective.
- Suivi de la charge de travail : Mise en place d’un indicateur de suivi de la charge de travail et des RPS dans les équipes intégrées sur les 6 premiers mois suivant la finalisation du projet, avec un point CSE à mi-parcours.
SUD rappelle que la sécurité juridique des actions de l’entreprise ne doit pas se faire au détriment de la sécurité psychosociale des collaborateurs qui produisent cette expertise.
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